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Queenworld.fr

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QUEEN : LIVE KILLERS (1979)

22 Novembre 2009, 15:57pm

Publié par ANTHEVA

Rock-my-world.FrLe live des tueurs est le premier live de Queen, qui paraît en 1979, notamment pour essayer de lutter contre le marché parallèle des bootlegs qui fait florès à l’époque. Il regroupe un certain nombre de concerts enregistrés lors de la tournée européenne qui s’est déroulée la même année. Et comme tout grand live de Queen qui se respecte, il se compose de deux cds.
Le premier constat que l’on peut faire, c’est que le son a terriblement vieilli, ce qui déclasse d’emblée l’album par rapport au live à Wembley ou le  récent Queen Rock Montreal. Le son est lointain, la guitare diffuse, le public assez en retrait, et l’on se trouve obligé de pousser le volume de la chaîne pour pouvoir saisir la prestation dans sa nuance. Rien à voir avec l’expertise acquise par la suite.
Cela dit, ne soyons pas grognon plus que de raison, passée cette petite contrariété, le live se révèle de très grande qualité. Le groupe se rattrape largement sur la set-list, qui dresse un intéressant panorama ou bilan, si vous préférez, de leur période 70.
C’est ici que l’on découvre pour la première fois la version speedée de We Will Rock You et qui apparaît comme une excellente entrée en matière. Dans l’ensemble, le début de l’album est très bon : l’incisif Let Me Entertain You, puis ensuite un medley avec le meilleur de Death On Two Legs (dédicacé à *censuré* ^__^ ), Killer Queen, Bicycle Race. I’m in Love with My Car est aussi interprété de manière plutôt réussie par Roger Taylor.
Ensuite, il y a les passages obligés : un long développement pour Now I’m Here, occasion pour Freddie de jouer avec le public, le solo de Brighton Rock, que j'apprécie enormément, et aussiBohemian Rhapsody (qui débute quand même sur les premières mesures de Mustapha, réclamées par le public, original et amusant), We Will Rock You, We Are the Champions et God Save the Queen.
Personnellement, j’ai une petite préférence pour la fin du premier cd, avec le toujours enthousiasmant Love of My Life, qui est suivi d’une courte présentation du groupe, avant que l’on enchaîne avec ’39, chanté par Freddie, avant de terminer sur le rapide et salvateur Keep Yourself Alive. Le deuxième disque commence bien également, avec Don’t Stop Me Now et la ballade sympathique Spread Your Wings.
Rock-my-world.Fr
Ainsi donc, le Live Killers possède quelques atouts dans sa manche que l’on ne doit pas négliger. Bon, je pourrais critiquer encore la performance de Freddie, qui, effectivement, n’est pas aussi convaincant que sur les lives suivants, mais bon, il s’en sort quand même honorablement. C’est juste qu’il aura progressé sur les deux suivants, gagnant en souffle et donc en assurance (dont il n’est déjà point dépourvu). Mais on sent déjà l’énergie dont fait preuve le groupe et qui aurait pu être communicative s'il n’y avait pas eu cette production d’époque, qui a pris quelques rides un peu dommageables.

Enfin… Ne faisons pas la fine bouche. Ce n’est pas le live que je conseillerais dans un premier temps, mais tout amateur de Queen se doit de le posséder, il vaut malgré tout son pesant de cacahuètes.









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QUEEN - MADE IN HEAVEN (1995)

20 Novembre 2009, 21:30pm

Publié par ANTHEVA

Rock-my-world.FrTout le monde connaît l’histoire tragique : le 24 novembre 1991 disparaissait Freddie Mercury, une voix inimitable et un charisme unique dans l’histoire du rock et de la musique en général. "Innuendo" devint donc de fait le dernier album studio de Queen paru du vivant du génial chanteur. Il s’en suivit une véritable « Queen-mania » dans les mois et les années qui suivirent la disparition de ce chanteur d’exception. Les singles et les compilations en particulier se succédèrent. Difficile fut alors la tâche du fan quand vint le moment de faire le tri entre le bon grain et l’ivraie. Quant aux trois musiciens restants – Brian May, John Deacon et Roger Taylor –, ils se réunirent de nouveau en studio pour assembler les différentes pièces éparses qui allaient donner naissance à l’album posthume de Queen – de Freddie Mercury devrais-je dire –, le bien nommé "Made In Heaven", disponible dans les bacs à la fin de l’année 1995.
« Assembler les différentes pièces éparses », c’est en effet bien de cela dont il s’agit. Et mener ainsi une telle œuvre à terme, en l’absence de l’un de ses principaux protagonistes, représente une sacrée gageure. Il fallut donc se rabattre sur des pistes de voix que Freddie Mercury avait enregistrées peu de temps auparavant (d’où la délicate phase d’harmonisation de l’ensemble).

Cependant, l’ensemble de cet opus n’est pas uniquement constitué de titres inédits. En effet, on pouvait déjà retrouver les versions originales des titres "Made In Heaven" et "I Was Born To Love You" sur le premier album de Freddie Mercury, "Mr Bad Guy", en 1985, ainsi que "Too Much Love Will Kill You" sur "Back To The Light", album solo de Brain May sorti en 1992. Difficile dès lors avec tant d’éléments épars (les compos piquées à droite et à gauche, les arrangements posés à posteriori sur la voix de Mercury…) de constituer un album ayant une réelle unité et portant réellement la griffe de Queen. Et pourtant… Même si cet opus n’arrive pas à la cheville des perles façonnées par le quatuor tout au long de sa carrière, il n’en reste pas moins poignant et gorgé de feeling. Le fait qu’il s’agisse là des tous derniers enregistrements du mythique chanteur n’y est certainement pas pour rien ("A Winter’s Tale" fut la dernière composition de Freddie Mercury et "Mother Love" fut à priori le dernier enregistrement officiel de sa voix). Mais pas seulement…

Il est certain que le côté fantasque de Queen et les grains de folie qui pouvaient parsemer ses meilleurs albums ne sont pas de mise. On a ici du Queen « très propre sur lui » avec des chansons très pop-rock et somme toute très consensuelles. Cependant, cet album ne peut que susciter une certaine émotion et, bien heureusement, on est loin des erreurs de parcours que le groupe a pu connaître. C’est un dernier voyage que le groupe nous propose de faire aux côtés de Freddie Mercury, voyage qui se termine dans les nuages avec le morceau « secret » qui suit la reprise de "It’s A Beautiful Day", moment planant et digne d’un disque de relaxation ! Et comment rester insensible devant les mélodies d’un "Mother Love", poignant d’émotions, d’un "Let Me Live" (ballade chantée par Freddie Mercury, Brian May et Roger Taylor avec des chœurs lorgnant du côté du gospel), morceau léger au titre pourtant explicite, ou même du très commercial "Heaven For Everyone".

Au total, un album très sympathique, certes très éloigné d’un "A Night At The Opera" mais gorgé d’émotions et qui permet d’entendre une ultime fois la voix magique d’un mythe du rock. A signaler pour finir que la pochette de l’album, très belle dans sa simplicité, est une photo de la statue de Freddie Mercury réalisée par Irena Sedlecka et située à Montreux où le chanteur s’était retiré quelques mois avant sa mort.

Freddie, tu manques cruellement au rock…


 

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ABSOLUTE GREATEST SORT AUJOURD'HUI!!!

16 Novembre 2009, 07:48am

Publié par ANTHEVA

Rock-my-world.Fr


« Absolute Greatest », tel est le titre du greatest hits 2009 de Queen avec vingt tubes légendaires, dont plusieurs avec Freddie Mercury, qui sort aujourd'hui, lundi16 novembre 2009 sur Capitol Music/EMI Music France. « Aujourd'hui, préparez-vous à redécouvrir trois décennies d'immenses tubes avec 'Absolute Greatest', le premier best of à retracer toute la carrière de Queen », a-t-il été précisé sur Queen-music.fr. Quatre versions du best of 2009 du groupe rock anglais Queen sont présentées, toutes offrent les vingt hits mythiques évoqués précédemment. Alors, à vos portefeuilles et ruéz-vous chez vos disquaires.

Pour commander, cliquez ici

IMPORTANT! : Pour le concours "Gagner une guitare Brian May" on n'oublie pas de s'inscrire avant sur Rock-My-World.FR.

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QUEEN - INNUENDO (1991).

15 Novembre 2009, 18:41pm

Publié par ANTHEVA

Rock-my-world.Fr

Dernier-né de la longue dynastie, affublé d’un drôle de nom s’il en est, sonne le glas de la monarchie trépidante du groupe Queen, au bout de vingt ans d’un règne glorieux. Le dernier couronnement a lieu le 4 février, soit environ neuf mois avant la mort de Freddie Mercury, et recevra les honneurs qui lui sont dus. Son règne sera à la fois grandiose et marqué du sceau mélancolique de la maladie.
C’est avec ce contexte en tête qu’il faut aborder Innuendo, oeuvre qui retrouve un certain aspect baroque et théâtral, jugez-en à la pochette, caractéristique à laquelle le groupe avait un petit peu renoncé à l’aube des eighties. Cependant l’humour débridé des premières oeuvres laisse place à un voile de tristesse, palpable et poignant tout le long de l’album. La guitare chatoyante retrouve sa place à la droite du trône, tandis que les synthés se contenteront, dans une attitude pieuse et sobre, d’y apposer un semblant d’ornementation luxueuse...
Cliquez ici pour la suite de l'article 

               

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QUEEN - THE MIRACLE (1989)

11 Novembre 2009, 17:55pm

Publié par ANTHEVA

Rock-my-world.FrThe Miracle ne possèdera peut-être pas la force hyperbolique qui sous-tend son nom, mais après tout, comme on pourra le constater sur le morceau éponyme, le miracle n’est pas effectif, c’est plutôt ce dont nous avons besoin pour sortir la Terre dans le pétrin dans lequel elle s’est fourrée.
Or donc, comme j’ai pu le signaler pour quasiment toutes mes précédentes chroniques, cet album s’articule autour de titres à dominante pop et de titres à dominante plus rock voire hard-rock (comme toujours, il s’agit d’un savant mélange qui se retrouve sur chaque morceau). Le procédé est le même, seul l’habillage réel change. Ici Queen semble avoir enfin digéré les influences des eighties, à savoir l’usage parfois excessif des claviers et autres effets électro. La conséquence sera que le disque paraîtra sans doute un peu moins daté que ses prédécesseurs directs. Cela dit, les arrangements sont, sur la plupart des titres, assez classieux ou sophistiqués, servie par une production en papier glacé que certains jugeront peut-être trop lisse et millimétré. On peut peut-être y voir là l’influence de l’incursion solo deFreddie Mercury dans le domaine de l’opéra sur Barcelona, sans parler de la volonté indéniable de plaire au plus grand nombre, bien sûr. Personnellement, cela ne me gêne pas outre mesure.

L’album compte quelques pépites, et notamment le fameux « I Want It All », qui brandit le fier étendard du rock pur et durs. Un rythme mid-tempo mais puissant, des riffs corrosif et un chant rauque maîtrisé, de quoi établir un nouveau morceau référentiel dans la discographie déjà bien fournie du groupe. A noter que la version de l’album possède une courte intro instrumentale, qui sera remplacée dans la version radio par l’envoi direct du refrain, plus rentre-dedans et accrocheur pour le grand public. Parmi les bonnes surprises pop, on notera le morceau titre, malgré des paroles très « discours de Miss Monde » (peace on earth and end to war...), l’original et un peu déjanté « The Invisible Man », avec sa ligne de basse technoïde ou bien le plus classique et sobre « Rain Must Fall », dont la mélodie est fraîche et doucement entraînante. Du côté du rock, on saluera « Breakthru » avec son intro à l’influence gospel puis sa rythmique de locomotive, ainsi que « Scandal » de bons riffs et des paroles qui semblent cascader naturellement et surtout « Was It All Worth », qui est un titre assez ambitieux et baroque, qui entrelace grosses guitares et arrangements plus scintillants, se fendant de quelques orchestrations débridées au moment du break.
« My Baby Does Me », contemplatif , ainsi que « Party » et « Khashoggi’s Ship », sont plus anecdotiques mais s'avère a la longue très agréable.

On comptera aussi trois bonus tracks, un remix de « The Invisible Man », un instru à la guitare « Chinese Torture », trés militaire, et enfin le titre « Hang On In There », dans le ton de l’album, mais qui laisse un goût d’inachevé. L’ensemble est donc trés satisfaisant.

Ainsi, on constate un retour certain des guitares sur The Miracle, tout en conservant le sucre glace de la pop qui saupoudre le tout. Ce n’est certainement pas le meilleur album du groupe, mais il reste en tous cas un excellent compromis pop-rock: le trou noir se situe au début des années 80 et ici Queen commençait sérieusement à remonter la pente. Enfin, c’est une façon de parler, puisque nous sommes en 1989, et que c’est déjà le début de la fin pour Queen. Freddie sait qu’il est malade (il n’y aura d’ailleurs pas de tournée pour la promotion du disque) et l’histoire s’achèvera deux ans plus tard.

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QUEEN : A KIND OF MAGIC (1986)

8 Novembre 2009, 19:40pm

Publié par ANTHEVA

Rock-my-world.FrA Kind of Magic comporte un certain nombre de titres que l’on peut entendre dans le film Highlander de Russell Mulcahy (deux tiers de l’album en fait).
Principalement , l’album se partage entre morceaux pop véritablement peu agressifs, nappés pour beaucoup d’une bonne couche de synthé, et de morceaux déployant une puissance électrique indéniable, qui s’inscrivent en lettres de flammes dans le marbre massif du hard-rock.

D’ailleurs, même si on entre dans l’album sur l’électrique One Vision, qui sert de générique au film Iron Eagle, les morceaux les plus calmes se situent au début. Le titre A Kind of Magic, deuxième grand tube signé Taylor, présente encore un développement à la guitare qui le fait osciller entre la pop, pour les effets électro et le groove de la rythmique, et le rock, pour les solos et la prestation de Freddie. Mais on enchaîne ensuite avec le sympathique slow One Year of Love où la guitare laisse totalement sa place à une nimbe de claviers et à un saxophone mélancolique. Pain Is so Close to Pleasure, que je considère comme le morceau le plus faible, car détonant un peu avec le reste, évolue dans une veine « pop-dance » assez légère, où Freddie officie en voix de tête (à noter quand même un bon solo de guitare pour conclure le titre). Un titre qui fera un malheur pour vos soirées S-M.
Le niveau remontera ensuite avec la ballade chaleureuse Friends Will Be Friends puis la magnifique complainte contemplative Who Wants to Live Forever, chantée en duo par Freddie Mercury et Brian May. Ce dernier titre, qui se trouve à la césure du film de Mulcahy, présente d’ailleurs quelques arrangements symphoniques réalisés par Michael Kamen (remarqué pour son travail avec Pink Floyd et plus récemment Metallica, sans compter ses B.O. de films), qui s’est occupé des passages orchestraux de Highlander.
A ce moment de l’album, on peut se dire que a Kind of Magic est bien joli certes, mais que l’on peut déplorer qu’il ait le ventre un peu mou. C’est dans ce climat de contestation ambiante qu’arrive le monstrueux Gimme the Prize, thème du Kurgan (le méchant d’Highlander), qui intègre d’ailleurs quelques samples du film, et qui remet les pendules à l’heure. La batterie se fait pesante, la guitare abrasive se déchaîne (cf. l’introduction ou le passage où elle imite une armée de cornemuses écossaises) et Freddie Mercury absolument impérial, nous sort de son coffre un trésor de puissance vocale (il s’agit peut-être de sa prestation la plus puissante de toute la discographie d’ailleurs…). Don’t Lose Your Head ensuite présente des atours un peu plus synthétiques qui pourraient le rapprocher de Pain Is so Close to Pleasure, mais l’ambiance y est beaucoup plus sombre. Il sert de transition à Princes of the Universe, petit bijou hard-rock qui s’articule en plusieurs passages assez différents : premier mouvement pesant et électrique, accélération sur le refrain, break rigoureux et retour de la rythmique lourde, puis solo de guitare frénétique, avant la conclusion avec le refrain. Du bien bel ouvrage.

On notera la présence de trois bonus tracks peu utiles qui servent surtout à augmenter la durée du disque, un remix de A Kind of Magic et de Friends Will Be Friends, ainsi qu’une version instrumentale au piano de Who Wants to Live Forever (le seul titre des trois qui soit vraiment acceptable).

Ainsi donc, a Kind of Magic est l’un des albums du haut du panier de la discographie queenienne, même si comme pour son prédécesseur, je trouve qu’il est un peu trop court (et les bonus ne trompent personne). Freddie Mercury n’a jamais été aussi puissant vocalement, la guitare de Brian May sait encore tisser de bien belles mélodies, et les fans du hard-rock de la première heure peuvent apprécier le ton qui se durcit sur quelques morceaux. Pour autant, Queen continue de rester accessible au plus grand nombre avec ses tubes pop inévitables et accrocheurs, A Kind of Magic, Friends Will Be Friends et Who Wants to Live Forever.
En d’autres termes, a Kind of Magic est un album hautement recommandable. S’il ne pouvait en rester qu’un, ce ne serait peut-être pas lui, mais il aurait sans doute une place d’honneur dans la galerie des têtes décapitées de la dynastie.

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QUEEN - THE GAME (1980)

1 Novembre 2009, 14:12pm

Publié par ANTHEVA


Queen passe le cap de la décade en se modernisant quelque peu, en ajoutant pour la première fois de son histoire un synthétiseur à son arsenal (un Oberheim OBX) et en flirtant avec une sphère plus pop, funky, rock’n’roll, bref plus entraînante. The Game est donc plutôt facile d’accès, avec un lot de titres sympathiques, qui donnent doucement envie de remuer la tête.
Autre remarque d’une importance cruciale : c’est le premier album où l’on peut admirer la célèbre moustache de Freddie Mercury (mais pas sur la pochette…)
The Game est plutôt accrocheur, proposant des morceaux qui surfent sur une vague pop-rock un peu rétro, comme en témoigne les sympathiques Need Your Loving Tonight, Rock It ou Coming Soon, avec leurs riffs rock’n’roll.
Aux extrémités, on a le droit à deux ballades, Play The Game, qui ouvre le bal, avec un son plutôt moderne (pour l’époque !) souligné par quelques effets électroniques, moyennement intéressant, et Save Me, qui le referme, ballade à l’ancienne, avec piano intimiste, chant élégiaque, montée en puissance et déferlement électrique qui fait du bien par où ça passe, et qui constitue de fait une très bonne conclusion.
En outre, l’album offre une place de choix à John Deacon, dont l’instrument est particulièrement mise en avant, comme sur les délicieusement groovy Dragon Attack, qui prépare le terrain, et, bien entendu, Another One Bites the Dust. Deacon signe ici l’un des morceaux les plus célèbres du groupe, avec une ligne de basse plutôt simple, mais irrésistible et reconnaissable entre mille (le morceau possède quand même quelques accointances avec le titre Good Times de Chics). Le titre est également célèbre pour le message caché que l’on pourrait entendre en passant le refrain à l’envers, mais bon, il faut sans doute pas mal fumer de l’herbe à clown pour y croire, je pense. Pas de quoi nous pondre un Da Vinci Code en tout cas.
Pour autant notre petit tour d’horizon n’est pas terminé : on appréciera aussi le mélancolique Sail Away Sweet Sister, chanté sur un mode plaintif parBrian May, l’un des seuls titres qui travaille l’atmosphère plutôt que le rythme, avec un très bon jeu de guitare tout en finesse. Il me fait penser un peu au Queen de la première époque. Evoquons aussi le fameux Crazy Little Thing Called Love, petit joyau rockabilly où Freddie s’amuse à imiter Elvis Presley et le sympathiqueDon’t Try Suicide, avec son rythme cassé , une partie très épurée, ligne de basse et clappements de mains dans la veine funky, puis une partie très entraînante, plus libérée, à forte connotation rock’n’roll (surtout au niveau du piano).

Quoi qu’il en soit, il s’agit d’un album assez plaisant, qui porte déjà en lui les germes du très controversé Hot Space. Toutefois, et c’est finalement le revers de la médaille en quelque sorte, sa légèreté l’empêche d'etre totalement davantage ancré dans son époque, il a peut-être un peu perdu de son attrait originel. Mais malgré tout, vous pouvez jouer le jeu, celui-ci demeure tout à fait recommandable.

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QUEEN - JAZZ (1978)

31 Octobre 2009, 11:17am

Publié par ANTHEVA

Tout d’abord, mon devoir de chroniqueur royal m’oblige à prévenir le lecteur qu’il ne faut pas prendre le terme de Jazz au premier degré. Jazz n’est pas du jazz, c’est du bon rock, avec un zeste de pop et quelques influences diverses qui font le piment de Queen depuis quelques générations déjà (ici, ce sera épice orientale, country et funk, notamment).
En termes moins policés, on pourra dire que cet album est franchement très bon. Moins alambiqué que ses deux illustres prédécesseurs, ANATO et ADATR, poursuivant en ce sens sur la voie empruntée par News of the World, Jazz n’en revient cependant pas moins à un rock très entraînant et décomplexé, comme peut en témoigner le ton résolument humoristique d’un certain nombre de morceaux.

D’ailleurs, on entre dans Jazz avec le surprenant Mustapha, aux paroles pour le moins minimaliste (« Mustapha, Ibrahim »…) qui prend des accents de prière musulmane et qui se développe sur une mélodie arabisante (logique), méchamment électrique et bien appuyée par la batterie. Et la saveur du déjanté a déjà commencé à imprégner nos oreilles. On ne s’arrêtera pas là, puisque le célèbre Fat Bottomed Girls déboule ensuite, assez hard, avec sa rythmique pachydermique, ses guitares pesantes, le ton affirmé de Freddie et ses choeurs entraînants. Un classique.
Pour se reposer, on enchaîne avec Jealousy, titre plus doux, plus pop, façon Beatles, registre dans lequel Freddie excelle et où le piano tient une place de choix. La suite est toute aussi réjouissante : le déjanté Bicycle Race, avec son fameux passage de concert de klaxons et son délire très cartoon à la guitare, qu’un A Night At the Opera n’aurait pas franchement renié (ni un A Day At the Races, d’ailleurs, mais il faut dire que le titre est de circonstance).
S’ensuivent trois morceaux de tradition rock, voire hard rock, l’accrocheur If You Can’t Beat Them et ses clins d’œil à James Brown (« Sure feels good! »), le puissant et provocateur Let Me Entertain You, muni d’un très bon riff de guitare et enfin le frénétique Dead On Time, où se marient à merveille la guitare véloce de Brian May et l’élocution hallucinée de Freddie (sacrée performance), qui rappellera peut-être un Keep Yourself Alive (qui est d’ailleurs cité par la guitare à bout de 2 minutes 37 et dans le texte à la fin, juste avant l’intervention de Dieu et de sa foudre destructrice).
A ce stade, nos esgourdes sont déjà bien satisfaites mais on poursuit notre route avec In Only Seven Days, chanson pop moins ambitieuse mais agréable, le semi-acoustique Dreamer’s Ball avec son rythme country très nonchalant, le funky Fun It, chanté en duo par Roger Taylor et Freddie Mercury (et qui annonce en fin de compte le style vers lequel Queen s’orientera ensuite), et Leaving Home Ain’t Easy, ballade aux inflexions planantes interprétée par Brian May, avant de terminer en beauté par le célèbre Don’t Stop Me Now, petite tuerie en marche, lyrique, délirant et épique à la fois, bref petite pépite made in Queen dans toute sa splendeur. Enfin, je préfère ignorer le dernier titre, More of That Jazz, dépressif, austère et sombre, qui contraste de ce fait pas mal avec le morceau précédent.

Que dire de plus ? On a affaire ici à un groupe confirmé, qui nous sert un album sans grandes faiblesses et qui capitalise l’expérience forgée par les précédents opus. Les musiciens assurent à tout point de vue, et comme je le répète à chaque chronique, la voix de Mercury évolue encore un peu, un poil plus grave, « granuleuse » et puissante, qui se rapproche mine de rien de la « grande voix » qu’il aura et que l’on louera dans les années 80 et qui fait de lui encore aujourd’hui la référence vocale du rock.
Jazz est un album excellent. Varié, rythmé. Je le place sans hésiter dans mon quarté des meilleurs albums du groupe (je vous laisse deviner les autres). Par la suite, Queen évoluera vers un registre plus pop branché, oserons-nous dire dans l’ère du temps (Ah ! L’adjonction de ces fameux synthés…), et de ce fait sera peut-être un peu moins enthousiasmant pour les amateurs de leur rock originel (mais pas en termes de ventes, c’est certain…). Mais telle est la conception du jazz selon Queen…

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QUEEN - NEW'S OF THE WORLD (1977)

29 Octobre 2009, 17:13pm

Publié par ANTHEVA

nullCet album se remarque tout d’abord par sa pochette devenue célèbre, d’après une peinture originale de Frank Kelly Freas de 1953 (ce grand nom de l’illustration SF vient d’ailleurs de quitter notre monde en cette aube de 2005 : RIP), qui montre le groupe à l’agonie, dans les mains d’un gigantesque robot.
Si News of the World a surtout marqué les esprits avec ses inévitables « tubes ultimes », qui ont fait le bonheur de toutes les associations sportives depuis 77, We Will Rock You et We Are the Champions, pour ne pas les nommer, il paraît cependant moins convaincant que les opus précédents et que l’opus suivant, soyons franc. L’album sonne ici de manière moins faste, moins excentrique, et par voie de conséquence, aurai-je envie de dire, celui-ci se révèle donc moins enthousiasmant, en dépit de son lot de bons morceaux, comme toujours. Mais reconnaissons au moins que le groupe fait des efforts pour évoluer et c’est appréciable.
Au niveau du chant, on sent à chaque nouvel album la progression deMercury, par petites touches, mais avec certitude. Encore un petit pas, ici.


nullQuoi qu’il en soit la variété des genres est au rendez-vous, mais de manière plus épurée :
On peut évoquer tout d’abord le hard rock frénétique de Sheer Heart Attack et son côté un poil dissonant et cru. Pour la petite histoire, Roger Taylor avait commencé à composer ce titre pour l’album éponyme, mais de toute évidence, il a un peu traîné, car le morceau ne fut prêt que 3 ans plus tard... On aura le droit aussi à une touche de funk austère sur Fight From the Inside, chanté par Taylor, assez moyen. On appréciera la complainte, aux accents minimalistes, All Dead, All Dead, qui met en avant la mélodie au piano, chantée avec réussite par Brian May ou encore la ballade rock et accrocheuse Spread Your Wings ..
Cela dit, on se rattrape sur la fin avec le gros titre de six minutes trente, It’s Late, mid-tempo hard rock et lyrique, qui, même s’il a un peu vieilli, avec sa montée en puissance inéluctable et son refrain accrocheur, vient réveiller les oreilles assoupies de l’auditeur, sans pitié aucune. Et pour finir sur une note intimiste, apprécions My Melancholy Blues, qui est un blues mélancolique, je parie que vous ne vous en doutiez pas, où Freddie nous offre une interprétation de diva tout à fait exquise, my dear.
Les deux tubes internationaux, quant à eux, bien qu’ils soient dans l’esprit de l’album (peu d’arrangements : le célèbre gimmick de batterie de We Will Rock You ; le leitmotiv au piano de We Are the Champions), paraissent un peu marge : placés au début, dans leur configuration canonique, on n’a pas vraiment la sensation qu’ils s’intègrent au reste de NOTW. Mais il ne s’agit peut-être que d’une impression, parce qu’on les a bien davantage entendus que le reste de l’album. En d’autres termes, j’ai le sentiment que leur succès planétaire a un peu nuit à la cohérence de l’album en général, mais sans pouvoir l’affirmer de manière péremptoire : il ne s’agit peut-être que d’une illusion issue de mon cerveau déliquescent…

Ainsi donc, News of the World me laisse une impression assez tiède. Le groupe donne à croire qu’il se repose des monstres dont il a accouché précédemment, et c’est sans doute l’explication la plus logique. Troquant sa défroque d’effets chatoyants pour un costume plus sobre et décontracté, Queen continue donc de changer de chemise, car la reine sait très bien qu’en définitive, c’est la routine qui tue l’amour, et tant pis si cette fois son habit ne procure pas les frissons de passion escomptées, elle continuera de chercher à nous séduire par la suite, pour le pire et pour le meilleur. Surtout pour le meilleur. Comme d’habitude.

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QUEEN - A DAY AT THE RACES (1976)

27 Octobre 2009, 21:05pm

Publié par ANTHEVA

A Day at the Races, à défaut de vouloir imiter l’album précédent (et heureusement !), comme bon nombre de personnes le croient, apparaît comme son complémentaire, la deuxième face de la pièce de monnaie, aussi sûrement que le jour et la nuit se complètent dans le petit cycle d’une journée terrestre.
On s’en rendra compte, cet album est excellent, mais paraît plus mature, ou du moins plus mesuré que sa grande sœur. On y retrouve une ambiance chatoyante et luxueuse, mais dont le coup de folie a légèrement diminué (à ce titre, on ne retrouvera pas de morceau fleuve comme le Prophet’s Song ou de titre grandiloquent comme  Bohemian Rhapsody . Ce qui pourra paraître paradoxal, à l’image de la pochette, c’est que l’ambiance semble plus sombre. Alors qu’A night at the opera, censément nocturne, affichait une clarté décomplexée, A day at the races se pare de la teinte vespérale d’une tenue de soirée.
Reste que A Day At the Races garde la grande classe et possède des atouts, entre pop et hard rock, qui ont de quoi séduire.

Or donc, on entre dans l’album, passée la courte introduction de rigueur, sur le très rentre-dedans Tie Your Mother Down, grande leçon de hard rock accrocheur et ironique (« Take your little brother swimmin‘ with a brick, that’s allright… »), qui ne pâlit absolument pas, d’ailleurs, face à un Death On Two Legs dans le même genre. Ce serait même plutôt le contraire. Ensuite on enchaîne avec une sérénade aux accents de complainte feutrée, You Take My Breath Away, qui prouve, s’il y en avait encore besoin, que Freddie Mercury peut faire frissonner avec de simples accords de piano pour le soutenir.
Autre joyau sur la couronne, The Millionaire Waltz, qui, comme son nom l’indique, adopte le rythme ample de la valse, mené d’abord au piano, puis ensuite à la guitare et soumit à de subtiles variations, comme tel passage introspectif ou telle explosion de riffs, avec un bonheur certain.

On peut évoquer aussi le célèbre Somebody to Love, dont les chœurs prennent des inflexions gospels, Good Old-Fashioned Lover Boy, délicieusement rétro (tout est dans le titre) où Freddie s’improvise crooner ou encore les agréables pop-rock Long Away (chanté par May) et You and I. Notons pour finir le hard rock White Man et l’introspectif Drowse (interprété par Roger), un peu moins marquants, mais qui s’apprécient malgré tout comme des morceaux charnières. Et l’album s’achève alors sur l’excellente ballade Teo Torriate, qui joue sur la montée en puissance et les chœurs, avec une mélodie et deux refrains (dont le second est en japonais) des plus accrocheurs.
A effectuer un tel inventaire, on se rend compte qu’il n’y a rien à jeter sur cet album : il tient la distance et il ne cherche pas, dans une vaine tentative, à renouveler l’expérience A night at the opera  ; apprécions-le à sa juste valeur : un petit bijou trop souvent sous-estimé dans la longue discographie de Queen (car manquant de tubes, sans doute).

En conclusion, A Day at the Races est donc plutôt riche émotionnellement, moins délirant que son prédécesseur, mais peut-être plus homogène, outre le côté romantique davantage observé, et à mon avis, l’auditeur n’y perd pas tant que ça au change. Le groupe va de l’avant, évolue et c’est tant mieux, comme le prouveront encore les albums suivants, à chaque fois différents.
Un indispensable du groupe.

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