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QUEENWORLD.FR

Freddie Mercury, un dieu moustachu

21 Août 2019, 17:57pm

Publié par ANTHEVA

Freddie Mercury, un dieu moustachu

L'écrivain Simon Liberati a vu pour nous le biopic retraçant la vie du chanteur de Queen. Un destin et un film à la fois sucrés, velus et tonitruants.

On imagine mal le nombre de moustachus qui envahirent le café de Flore et tous les lieux à la mode entre la fin des années 1970 et le début des années 1980. Le raz-de-marée apporta un nouveau public à Queen. Sauvant le groupe des poubelles de l'histoire. Show must go on : après dix ans d'incubation et un avatar ayant, hélas ! dépassé sa date de péremption (Sacha Baron Cohen a été remplacé par Rami Malek, formidable dans le rôle), voici enfin l'heure de retrouver au cinéma l'idole telle qu'en elle-même l'éternité la change.

C'est en Afrique que débute la légende de Queen. Juste après la Seconde Guerre mondiale, le protectorat de Zanzibar (Tanzanie actuelle) est encore un sultanat soumis à la couronne d'Angleterre. Farrokh Bulsara, le futur Freddie Mercury, y naît le 5 septembre 1946. Son père, Bomi (mort à 95 ans en 2003), est comptable pour le bureau colonial britannique. La famille, d'origine indienne, appartient à la communauté parsie – ces Perses ayant fui leur terre après sa conquête par les musulmans pour continuer à pratiquer le zoroastrisme, soit le culte professé par Zarathoustra. En 1953, Farrokh est envoyé en Inde aux bons soins de sa grand-mère maternelle ; il est placé dans un internat, l'école de garçons St. Peter à Panchgani. Bons résultats, excellents en ping-pong. Passionné de musique, il passe son temps à imiter la chanteuse Lata Mangeshkar devant le poste de radio à lampes de sa grand-mère. Il prend aussi des cours de piano et participe activement aux spectacles de l'école. En 1962, il entre à la St. Mary High School de Mazgaon, à Bombay. Il joue du piano depuis l'âge de 12 ans dans un groupe de rock, The Hectics (« Les Épileptiques »). Très timide, il reste en retrait.

En 1964, alors que Farrokh a 17 ans, le sultan de Zanzibar est renversé, la famille Bulsara s'exile en Angleterre, s'installant dans une maison de la banlieue de Londres. Farrokh se destine à des études artistiques et intègre en 1966 le Ealing Art College de Londres. L'Angleterre est en pleine beatlemania, et Farrokh n'échappe pas à la règle. D'après ses biographes, il voue aussi un culte à Jimi Hendrix, l'ancien guitariste de Little Richard, qui se produit à l'époque dans les petits clubs. Liza Minnelli sera son autre grande influence. Vers 1967, il dessine des vêtements et s'essaie à la BD, avant d'intriguer (façon All about Eve) pour intégrer le groupe Smile, composé de Tim Staffell, son voisin de lit à l'école d'art, Brian May et Roger Taylor, en tant que second chanteur. Tim Staffell finit par lui céder sa place et abandonne la musique pour une moelleuse carrière de modéliste à la BBC. Après plusieurs groupes sans lendemain, Farrokh tient un stand de vêtements vintage tout en travaillant en semaine comme bagagiste à l'aéroport de Heathrow.

C'est en 1970 qu'il forme Queen avec les deux membres restants de Smile, qui venaient de signer un contrat chez Mercury. Nom de scène qu'il adopte. Ici commence Bohemian Rhapsody, le biopic de Bryan Singer, clairement contrôlé par les survivants de Queen et les ayants droit du chanteur défunt. La rencontre avec Smile, redorée par les soins des scénaristes, a peu à voir avec les faits historiques. Le jeune « Paki » – c'est ainsi qu'il est présenté – fait des vocalises devant le groupe de chevelus qui l'engage à l'essai, non sans s'être moqué de sa dentition. L'ambiance du film, le jeu extraverti de Rami Malek, le rythme survolté du montage font penser à Showgirls, de Paul Verhoeven. C'est une hagiographie menée avec brio, surtout dans la première heure du film.

En 1970, Freddie se met en ménage avec la blonde et cool Mary Austin, vendeuse chez Biba, l'extravagante boutique londonienne, archétype du « Bohemian Chic ». Un palais de féerie maigrement rendu dans le film par un vase de fleurs Art déco, un portant de vêtements et quelques figurants déguisés. Mary restera toujours proche de Freddie, même après son outing en 1974 dans l'hebdomadaire New Musical Express, en pleine mode glitter(favorable aux bisexuels type Bowie ou T. Rex). Épisode négligé par le biopic, qui préfère mettre en avant l'omerta observée ensuite par Freddie sur ses moeurs et ses origines. Parti pris qui hétérocentre le point de vue. C'est Mary, la famille indienne et les trois musiciens chevelus qui font figure de gentils, les méchants étant les requins du rock et les pédés (surtout moustachus).

Le testament du chanteur confirme ce point de vue : Mary a hérité de son palais londonien, ainsi que de la moitié de sa fortune et des droits d'auteur à sa mort, la famille récupérant l'autre moitié. Le dernier amant reçoit 500 000 livres, comme son chef cuisinier.

1971 : premier album sous le signe du prog rock néopsychédélique façon Genesis ou Yes. Les vocalises harmonieuses de Freddie Mercury, les références multiples, les morceaux interminables et le gros travail de production vont dans le sens de la musique ambiante, mais manquent de cette simplicité rock revenue avec les punks, dont le règne correspondra paradoxalement au couronnement commercial de Queen. Les scénaristes de Bohemian Rhapsodycontinuent la fable en rendant l'atmosphère des compositions à leur manière. Après Showgirls, la référence cinéma qui vient à l'esprit (moumoute verte et grande bouche du héros) est Le Muppet Show : une soupe baroque, mélange d'opérette électrifiée et d'hymnes martiaux pour champions de ping-pong bourrés, façon « We are the champions ». Les punks vomissaient sur Queen. Les uns crevaient d'héroïne pendant que les autres survendaient leur boucan planétaire. Queen est donc un groupe ultraringard et grand public à la fin des années 1970 – moment où Freddie perdant sa crinière choisit le look folle cuir du Meat Market, style Village People.

L'arrivée de la moustache est valorisée par une mise en scène musclée. La métamorphose du « glitterrian » bisexuel en client assidu des bars cuir new-yorkais, l'Anvil ou The Toilet, tient tout entière à cet appendice. Le film (tout public) fait toutefois l'impasse sur le fist-fucking, les poppers et les comptoirs à pisse, préférant la métonymie d'un after discret en compagnie d'un cuir méchant et d'une bande de motardes.

Moustachus = drogues dures = mauvaises décisions = sida. Sur cette base aussi efficace que simpliste, la seconde partie du film conte le désarroi, devant la dérive de Freddie, de ses collègues musiciens toujours aussi chevelus (pour garder ce look en 1983-1984, tout en buvant du Pepsi, il fallait être sous contrat chez Disney – à moins qu'il ne s'agisse de perruques), de la famille hindoue digne et fidèle à ses valeurs ancestrales, et de Mary, toujours humide de larmes et jeune maman.

Queen Kong a perdu la raison, mais il la retrouve grâce à deux malédictions : le sida et Bob Geldoff, le prophète du charity-business en faveur de l'Éthiopie. C'est le final grandiose du Live Aid à Wembley avec Roll's Royce, doc d'archives, Diana et Charles, figurants clonés et Freddie-Rami Malek se livrant à son show, calqué sur le vrai. Dernière séquence en temps réel : les vingt minutes qui furent l'acmé de la vie de Freddie paraissent interminables, bercées par une musique atroce, les vocalises de Castafiore enrouée, les larmes du public et celles des parents Bulsara, réconciliés avec leur fils et leur nouvelle bru, Jim (enfin un gentil moustachu !). La vendeuse de Biba retrouve son roi Farrokh…

La fin fut terrible, comme pour toutes les victimes de la maladie. Elle nous est épargnée par le biographe qui préfère, on l'aura compris, baisser le rideau sur fond de rock caritatif.

L'écrivain Simon Liberati, auteur d'Eva et de California Girls, a récemment signé chez Stock Les Rameaux noirsLes Violettes de l'avenue Foch et récemment Occident (Grasset).

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« Freddie for a Week » : Rolling Stone vous invite à une soirée VIP au Hard Rock Café Paris !

21 Août 2019, 17:37pm

Publié par ANTHEVA

« Freddie for a Week » : Rolling Stone vous invite à une soirée VIP au Hard Rock Café Paris !

Du 5 au 12 septembre prochain, Rolling Stone et le Hard Rock Café Paris font péter moustache et marcel blanc pour une semaine entière consacrée au mythique chanteur de Queen, Freddie Mercury

Are you ready to Freddie? Cette année, le Hard Rock Café Paris organise une nouvelle édition de la « Freddie for a Week » à l’occasion de l’anniversaire du mythique chanteur de Queen, Freddie Mercury, le 5 septembre ! Une semaine entière dédiée à un des plus grands artistes rock de l’Histoire. Une partie des bénéfices sera reversée à la recherche contre le VIH, via la fondation Mercury Phoenix Trust.

Au programme : le Freddie’s Mustache Milkshake, des t-shirts et des pin’s exclusifs, et l’inévitable accessoire moustache, dont 100% des ventes reviendront à la fondation. Mais ça, ce ne sont que les hors d’œuvres : en effet, Rolling Stone, partenaire de l’événement, vous invite à une soirée VIP le mardi 10 septembre, avec au programme :

  • le documentaire Ballet for Life avec Queen et le Ballet Bejar, avec l’aimable participation d’Eagle Rock, présenté par l’équipe Rolling Stone
  • un quiz musical spécial Freddie Mercury avec des cadeaux à la clé pour les participants
  • happy hour prolongé toute la soirée pour tous les convives !

Billetterie – Événement Facebook

Freddie for a Week, nouvelle édition à partir du 5 septembre 2019 au Hard Rock Café Paris !Fan de Queen et de Freddie ? Envie de participer à cette soirée unique ? Ça tombe bien, la billetterie vient d’ouvrir ! Votre place vous permettra de déguster un des deux Freddie’s Milkshakes (avec ou sans moustache, avec ou sans alcool), et un euro sera reversé à la Mercury Phoenix Trust.

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Queen version symphonique à l'Arena d’Aix.

21 Août 2019, 17:33pm

Publié par ANTHEVA

Queen version symphonique à l'Arena d’Aix.

Jeudi 31 octobre 2019, les afficionados de la formation rock de Freddie Mercury se donneront rendez-vous sur la scène de l'Arena du Pays d'Aix, à l'occasion de la tournée du spectacle Queen Symphonic. 
Quatre chanteurs, un groupe de rock et un orchestre symphonique font revivre les tubes de Queen, de "Seven Seas Of Rhye" à "The Show Must Go On". Soutenu par Brian May, le spectacle a déjà voyagé dans le monde entier.

Places de 39 à 69 euros. Infos sur www.arenaaix.com

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"Bohemian Rhapsody" : le tube de Queen en chiffres

15 Août 2019, 19:59pm

Publié par Théau BERTHELOT - Chartsinfrance.net

6 minutes


A l'époque des titres durant entre deux et trois minutes, Queen bouscule les habitudes en proposant un titre deux fois plus long et mélangeant opéra et rock, ce qui affole autant la maison de disques EMI (« Ça ne marchera jamais » leur dit-on là-bas) et les programmateurs radio. Intraitable, Freddie Mercury affirme que le titre « sort comme ça, soit il ne sort pas du tout ». En coup de maître, il donne une copie du single à son ami et animateur de radio Kenny Everett. Face à l'énorme demande des auditeurs, "Bohemian Rhapsody" passe pas moins de 14 fois en 48 heures et les disquaires londoniens sont submergés de demandes. Face au phénomène, les grandes radios cèdent et diffusent le titre dans son intégralité !
 

1 milliard de vues sur YouTube


Il y a quelques jours, le clip de "Bohemian Rhapsody" a dépassé ce cap symbolique de vues. De ce fait, le titre devient le plus ancien (1975) à passer la barre du milliard. Ainsi, Queen bat Guns N'Roses et son "November Rain" (1991) qui détenait le record jusque-là. Depuis la sortie du film jusqu'à l'obtention du milliard, le clip a gagné 250 millions de vues en quelques mois et continue aujourd'hui d'avoir une moyenne de 600.000 visionnages quotidiens. Pour fêter l'événement, le groupe anglais a annoncé le remasterisation effective du clip, qui n'a coûté que 4.500 livres à l'époque, en haute définition. 
En savoir plus sur http://www.chartsinfrance.net/Queen/news-110839.html#C2PSSkQOtYf1Odb1.99

"Bohemian Rhapsody" : le tube de Queen en chiffres

1,6 milliard


C'est le nombre d'écoute en ligne, ou streams recensé fin décembre 2018 pour "Bohemian Rhapsody", qui est donc devenue la chanson du 20ème siècle la plus streamée de tous les temps, devançant le "Smells Like Teen Spirit" de Nirvana et "Sweet Child O'Mine" des Guns N' Roses. Un chiffre compilant les trois grandes plateformes (Spotify, Deezer et Apple Music) et bien évidemment dû à l'énorme succès du film "Bohemian Rhapsody" aux quatre coins du monde.
 

12 millions


Le nombre de copies de "Bohemian Rhapsody" vendues dans le monde, ce qui en fait le single de Queen le plus populaire devant "Another One Bites the Dust". Au total, 7 millions de copies se sont arrachées rien qu'aux Etats-Unis, d'autant que depuis le début de l'année, il s'en est vendu plus d'un million d'exemplaires outre-Atlantique. Étonnamment, "Bohemian Rhapsody" n'a pas connu le même carton en France : à sa sortie initiale en 1975, seuls 4.700 exemplaires sont vendus. Il faudra attendre la ressortie de 1991 pour que le titre dépasse les 94.000 ventes. Malgré cela, le succès mondial du titre va permettre à l'album "A Night at the Opera" de cumuler 10 millions de ventes !
 

1


Dans de nombreux sondages anglais, "Bohemian Rhapsody" est considéré comme le meilleur titre de tous les temps. C'est le cas dès 2002 avec Guinness World Records' British Hit Singles qui, suite à un vote, classe la chanson première devant le célèbre "Imagine" de John Lennon. Aux Pays-Bas, le morceau est arrivé cinq fois à la première place du classement annuel des meilleures chansons de tous les temps. Depuis 1977, la chanson "Bohemian Rhapsody" n'a pas quitté le top 5 ! De son côté, Rolling Stone ne la classera que 166ème meilleur titre de tous les temps entre le "Nothing Compares 2 U" de Sinead O'Connor et "Fast Car" de Tracy Chapman... C'est le "Like a Rolling Stone" de Bob Dylan qui arrive premier.
En savoir plus sur http://www.chartsinfrance.net/Queen/news-110839.html#C2PSSkQOtYf1Odb1.99

3ème


Avec plus de 2,5 millions d'exemplaires, "Bohemian Rhapsody" est le troisième single le plus vendu de tous les temps au Royaume-Uni. Queen se retrouve derrière Elton John avec "Candle In The Wind 1997" (4,9 millions de ventes) et le "Do They Know It's Christmas ?" du collectif Band Aid (3,8 millions d'exemplaires vendus). Queen a réussi son succès et son pari en deux temps : tout d'abord avec la sortie initiale du titre en 1975 puis avec sa ressortie en 1991 suite au décès de Freddie Mercury. La chanson perdurera l'année suivante grâce à son utilisation dans la comédie "Wayne's World". En restant 14 semaines numéro 1 des ventes en 1975, 1976, 1991 et 1992, la chanson est l'une de celles qui a le plus squatté le sommet des charts anglais, au même niveau que le "Shape of You" d'Ed Sheeran mais derrière Frankie Laine ("I Believe" - 18 semaines), Bryan Adams ((Everything I Do) I Do It for You" - 16 semaines), Wet Wet Wet et Drake tous deux à 15 semaines avec "Love Is All Around" et "One Dance"
 

903 millions de dollars


C'est l'énorme recette obtenue par le biopic "Bohemian Rhapsody". Malgré un premier retour presse assez mauvais, le film a bénéficié d'un énorme bouche à oreille, transformant le simple film en véritable phénomène. Semaine après semaine, les séances se multiplient, des versions karaoké se créent et les ventes de disques de Queen repartent à la hausse. Résultat, le film récoltera 900 millions de dollars pour un budget estimé à 50 millions, et sera même le sixième film le plus rentable de l'année (derrière les blockbusters "Avengers : Infinity War" ou "Black Panther"). En France, plus de 4,7 millions de spectateurs se pressent dans les salles obscures pour redécouvrir les tubes intemporels du groupe royal. Dans la foulée, le film croule sous les récompenses et reçoit notamment 4 Oscars dont celui du meilleur acteur pour Rami Malek.
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