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QUEENWORLD.FR

JIM HUTTON - INTERVIEW IRISH RADIO (1995)

, 12:47pm

 
rock-my-world.frInterview de Jim Hutton, sur Irish Radio - November 1995

 

  Question: J'essaye de deviner votre accent, je suis intrigué par le fait que vous refusiez de dire de quel pays vous êtes originaire même si vous êtes photographié avec Freddie sur la couverture du livre, le livre est dans toutes les librairies du pays en ce moment, accepteriez-vous alors de nous dire d'où vous êtes originaire?

Jim: C'est une vieille photo, j'ai changé.

Question: Non, je peux le constater, je vous regarde et je regarde la photo.

Joe: Ses cheveux sont blancs maintenant.

Question: Mis à part quelques cheveux blancs sur les tempes, vous portez toujours la moustache et vous paraissez toujours bien de vôtre personne, je comprends pourquoi Freddie avait été impressionné, une apparence de grande puissance. Mais vous êtes d'Irlande?

Jim: oui, je suis irlandais

Question: Quand avez-vous réalisé que vous étiez homosexuel?

Jim: Je crois que je l'ai réalisé, réalisé est un bien grand mot, j'ai plutôt ressenti quelque chose d'étrange en moi aux alentours de treize ou quatorze ans, je suppose que j'ai admis alors être gay aux environs de dix-sept ans.

Question: Et comment avez-vous vécu votre adolescence dans une petite ville irlandaise en étant aussi différent?

Jim: Eh bien, je crois que pour moi j'étais le seul de la sorte, c'était le sentiment que j'avais, je n'avais jamais rencontré quelqu'un d'autre comme moi, je suppose tout comme la plupart des jeunes gens, homosexuels ou pas, votre sexualité doit être révélée un jour. Et pourtant c'est tabou.

Question: Et vous êtes-vous confié à quelqu'un Jim?

Jim: non à personne

Question: Et vous vous êtes rendu à Londres ensuite?

Jim: Je ne me suis pas rendu à Londres. Je me suis rendu dans le Kent, j'avais quelques amis dans le Kent.

Question: Mais vous n'êtes jamais revenu en Irlande pour parler?

Jim: Oh non, j'y suis retourné pour des vacances au début, et depuis lors, je ne me suis jamais retourné en arrière pour en parler.

Question: Et çà va lorsque vous sortez en Irlande?

Jim: Oui, c'est plus facile, il y a des bars, des clubs, des pubs.

Question: Et à quel moment votre mère a-t-elle découvert que vous étiez gay?

Jim: Je crois vraiment que les mères savent çà d'instinct, je le crois vraiment.

Question: Vous pensez qu'elle l'a toujours su?

Jim: Je crois qu'elle l'a toujours su et qu'au cours des années passées, elle attendait simplement que moi je lui dise. C'est attendre une opportunité, et vraiment, bien souvent cette opportunité ne se présente jamais. Ce n'est jamais le bon moment et malheureusement, pourtant, nous devons battre le fer tant qu'il est chaud et dire, tu vois, c'est comme çà. Je pense que bien des gens, pas seulement en Irlande, mais bien des gens que je connais sur la scène gay attendent qu'une tragédie arrive dans leurs familles et alors ils le leur disent, parce que leur famille subissant déjà un choc terrible, alors un deuxième n'est pas pire. Pour moi, je trouve que c'est très triste qu'ils aient recours à çà, et doivent attendre.

Question: Attendre un enterrement ou autre chose de comparable?

Jim: Oui, ce n'est jamais à l'occasion d'un mariage (rires)

Question: Alors, quand l'avez-vous dit à votre mère?

Jim: Quelques années avant la disparition de Freddie. A la famille entière. Ce que je veux dire, c'est qu'elle m'a dit qu'eux tous, mes frères et soeurs, mes neveux, mes nièces, j'en ai beaucoup, une grande famille irlandaise, eux tous le soupçonnaient depuis longtemps. Apparemment, ils avaient l'habitude d'en parler entre eux lorsqu'ils étaient plus jeunes.

Question: Jim est différent. Vous appellent-ils Jim ?

Jim: Ils m'appellent toujours Sheamus. Oncle, jamais tante.

Question: Et quand ont-ils découvert que oncle Sheamus Hutton était le petit ami de Freddie Mercury? Parce qu'ils auraient certainement adoré entendre Freddie chanter?

Jim: Je ne sais vraiment pas s'ils y portaient quelque intérêt, je leur avais dit qu'en ce qui concernait mes relations avec Freddie, cela se limitait à mon emploi de jardinier, que je travaillais pour lui, ce qui était le cas, quant à ce qui concerne notre relation, ils peuvent l'avoir soupçonné, mais ils l'ont très certainement appris après sa mort.

Question: Et est-ce que maintenant votre famille accepte ouvertement votre homosexualité?

Jim: Oh oui, j'ai une famille merveilleuse, je suis béni d'avoir une famille comme celle-ci. Ils sont vraiment formidables.

Question: Vous voyagez, vous rentrez en Irlande?

Jim: Oui, je passe six mois par an ici, en gros.

Question: Parlez-nous de Freddie et sa personnalité, nous connaissons l'image de cet incroyable chanteur à la voix inimitable. Mais, décrivez-nous la personnalité de Freddie.

Jim: Voulez-vous que je vous parle de l'homme public ou de l'homme privé?

Question: De celui que vous connaissiez en tant que femme ou mari.

Jim: Tout le monde connaît l'image publique, il est comme tout le monde, je ne sais pas depuis combien d'années il était au top, peut-être 20 ans, c'est comme quelqu'un qui travaille de 21h à 05h, une fois que votre travail est fini, çà y est, il est temps de rentrer à la maison, et çà c'est le moment que Freddie attendait à chaque fois qu'il rentrait de vacances, sa maison, vous voyez, rentrer à la maison, quitter ses chaussures et s'asseoir et se relaxer à sa façon.

Question: Une canette de bière?

Jim: Bouteille de vodka, peu importe laquelle, non, je crois qu'il était vraiment très Joe Bloggs.

Question: Alors vous avez vécu avec lui, combien de temps après l'avoir rencontré avez-vous emménagé chez lui?

Jim: Cela devait être quelque chose comme 18 mois à deux ans après notre rencontre. C'est quelque chose qui s'est très bien passé aussi, je vivais dans un appartement que je louais dans le Surrey. Je crois que c'était lors d'une semaine où Freddie retournait en Allemagne, je lui avais donné mon numéro de téléphone, et j'ai alors commencé à recevoir ces appels d'Allemagne à deux, trois et quatre heures du matin. Ma propriétaire, bien entendu, n'appréciait vraiment pas cela car elle devait répondre elle-même au téléphone aussi elle me congédia. Elle me dit qu'elle en avait assez de moi, 'je veux que vous ayiez quitté les lieux d'ici 2 semaines' me dit-elle.

Question: Est-ce qu'elle savait qui était au téléphone?

Jim: Non, non c'était simplement sa voix au téléphone, c'était une autre personne au téléphone.

Question: Ainsi, elle devait monter et descendre les escaliers et frapper chez vous?

Jim: Et elle n'était plus très jeune à cette époque.

Question: Et lorsque votre propriétaire vous a demandé de partir?

Jim: Alors je l'ai dit à Freddie, j'ai dit: toi et tes foutus coups de téléphone à cette heure matinale, j'ai été viré, il m'a dit, bon, tu viens vivre à Garden Lodge.

Question: Ce qui est la demeure de Freddie, et lorsqu'il vous appelait à 4 heures du matin, qu'est-ce qu'il vous disait?

Jim: Aucune idée. Je ne me souviens pas de ce qu'il me disait. C'est bizarre.

Question: OK vous avez emménagé chez lui. Et comment c'était ? Il est évident qu'il y avait d'autres personnes dans la maison?

Jim: C'était un tel changement pour tout, mais je pense qu'au plus profond de moi, cela ne changeait rien. C'était et ce n'était pas. C'est très difficile de décrire cela. A nouveau, ce que je veux dire, c'était un endroit comme tous les endroits où vivent des couples ensemble, peu importe qui en est le propriétaire ou celui qui en fait son chez lui.

Question: Comme n'importe quel autre couple vivant ensemble, d'habitude les deux contribuent à faire vivre la maison. Comment le faisiez-vous? Vous étiez coiffeur? Avez-vous conservé votre emploi?

Jim: Oh oui, c'est une part très importante de ma vie. Mon indépendance, elle est très importante pour moi, et je crois que c'est une des choses que Freddie admirait le plus en moi, je crois que c'était vraiment çà. Il aimait donner aux gens qui lui refusaient, c'est comme çà et c'est comme çà que c'était.

Question: Alors, avez-vous donné de l'argent pour les dépense courantes de la maison, avez-vous insisté pour conservé votre indépendance?

Jim: Je crois qu'il fut un stade où cela s'est passé, mais ce fut de courte durée, de donner des sommes X pour la nourriture, mais cela ne dura pas, et lorsque j'ai commencé à travailler pour lui tout comme les autres, Peter et Joe, eh bien, tout cela faisait partie du contrat de travail, l'hébergement et tout le reste était inclus, donc, on n'avait pas à payer pour les dépenses communes.

Question: Nous nous souvenons de l'image publique, nous nous souvenons de lui au Live Aid en particulier, un set fantastique. Queen, je pense, c'est Elton John qui l'a dit, qu'a-t-il dit, vous étiez là par la suite lorsqu'Elton John leur a dit…

Jim: Vous avez volé la vedette à tout le monde.

Question: Ce qu'ils ont vraiment fait, U2 étaient bien aussi ce jour-là, mais Freddie a vraiment battu tout le monde!

rock-my-world.fr
Jim: Oui, sérieusement, c'était la première fois que j'assistais à un concert.

Question: Et les gens savaient que vous étiez le compagnon de Freddie, son mari?

Jim: Ils savaient que j'étais Jim, que j'étais avec Freddie. Et c'était tout.

Question: Et les gens du show business savaient que Freddie était gay vraiment?

Jim: Je ne les ai jamais entendu en parler avec personne. A moins qu'il n'y eut d'autres gens du show business, gay eux-mêmes, et qu'ils se connaissaient entre eux, mais je ne les ai jamais entendu parler de çà.

Question: Etiez-vous avec Freddie avant qu'il ne monte sur scène ce jour-là ? Je crois que c'était aux environs de 16 heures?

Jim: Je suis arrivé du Savoy Hotel où je travaillais comme coiffeur, ce matin-là, et à la mi-journée je suis rentré, il y avait un peu de monde dans l'appartement de Freddie ce jour-là, ils regardaient tous la télévision, je savais qu'il se passait quelque chose d'important, mais cela ne m'a pas frappé. En fait, je savais que c'était le Live Aid, mais c'était ainsi, nous avons flâné dans son appartement et tous ils regardaient la télévision, soudain il m'a dit : 'tu te prépares?' je lui ai dit: 'et pour quoi faire?', et il m'a dit :'tu viens avec moi à ce concert aujourd'hui' et je lui ai dit :'quoi !!!!'

Question: Et avez-vous parlé avec lui avant qu'il ne coure sur scène, comment était-il? Etait-il calme avant le début ?

Jim : Oh mon Dieu non, un vrai paquet de nerfs.

Question: C'est vrai?

Jim: Absolument un vrai sac de nerfs.

Question: Freddie Mercury était donc nerveux avant de monter sur scène?

Jim: Je crois que la plupart des gens le seraient à moins ! Pouvez-vous vous imaginer jouer devant un public de 72000 personnes?

Question: Et plusieurs millions devant leurs télévisions en plus!

Jim: C'est effrayant de voir autant de gens réunis, on ne sait jamais ce qui peut arriver.

Question: Et vous vous teniez sur le côté de la scène ?

Jim: J'étais en coulisses, j'étais un peu partout en fait.

Question: Et lorsque Freddie est sorti de scène, comment était-il?

Jim: Il allait très bien, je pense que sa ligne de conduite lorsqu'il montait sur scène était: 'Je suis à EUX/ Je suis à VOUS'. Et lorsqu'il sortait de scène, il descendait un grand verre de vodka et s'effondrait dans le sommeil, littéralement.

Question: Ecoutons sa voix, mais avant de le faire, Barcelona avec Montserrat Caballe s'était joué en playback ce soir-là, car Freddie n'allait pas très bien. Comment est-ce raconté dans le livre ?

Jim: Non, c'était la soirée La Nit qui était la soirée officielle pour les Jeux Olympiques de Barcelone et ils n'ont pas interprété le titre Barcelona mais d'autres titres, et effectivement, ils ont chanté en playback, en raison de la gorge de Freddie. D'ailleurs, je crois que la cassette tournait trop vite ou trop lentement, maintenant çà montre bien combien il était professionnel, aussitôt que la cassette démarrait il était capable de dire dès la première note ce qui n'allait pas…

Question: Est-ce qu'il avait l'habitude de perdre patience?

Jim: S'il pouvait perdre patience? Mon Dieu oui, il était humain, il était simplement comme vous et moi.

Question: C'est Barcelona. Freddie Mercury et Montserrat Caballe, une voix incroyable Jim, vraiment incroyable.

Barcelona est diffusée

Question: Vous étiez là Jim, lorqu'ils ont interprété ce titre pour la première fois. Comment était-ce?

Jim: Oh oui, c'était époustouflant, absolument formidable, cela se passait au Koo Club, je crois que c'était avant que la flamme olympique n'arrive à Barcelone, c'était une avant-première pour La Nit à Barcelone, et moi-même et très peu d'autres personnes étaient au courant ce qu'il se passait, c'était une grande grande soirée au Koo Club.

Question: C'est à Ibiza…

Jim: C'est à Ibiza, oui, et se tenir là au milieu de cette foule, savoir un petit secret que personne d'autre ne connaît, et tout à coup, que tout le monde le réalise. Alors, lorsque Montserrat apparut, tout le monde l'a acclamé, puis Freddie, et les deux sont montés sur scène, vous voyez, je pense que Montserrat est….

Question: grosse, grosse?

Jim: La plus grosse lady avec le très svelte Freddie. C'était un sacré spectacle. Mais, oublions les tailles, c'est certainement la plus grande star de l'opéra du monde avec l'une des plus grandes rock stars du monde .

Question: Freddie était également l'un des meilleurs chanteurs au monde.

Jim: Et de voir vraiment ces deux-là ensemble, deux mondes complètement différents... mais çà c'était Freddie, il pensait sincèrement que la musique était universelle. Tout çà c'est la même chose, peu importe que vous chantiez du rock and roll ou de l'opéra, c'est ainsi qu'il pensait.

Question: Et avez-vous rencontré Montserrat?

Jim: Mon Dieu, oui, je l'ai rencontré quelques fois.

Question: Et à quoi ressemblait-elle?

Jim: La première fois que je lui ai été présenté, c'était lorsqu'elle est venue à Garden Lodge, je crois qu'il était question d'enregistrer avec Freddie, et Freddie avait préparé un merveilleux repas pour elle, il s'était débrouillé à sa manière encore pour découvrir exactement ce qu'elle aimerait manger. C'était un repas tout à fait privé, intime. Alors qu'elle arrivait, elle portait une de ses charmantes robes, et elle s'est pratiquement entravée dedans. Tout ce que l'on a entendu c'est cette petite voix : 'OOOH SHIIIT', elle était enjouée comme une enfant.

Question: Mais c'était une vie prestigieuse et j'aimerais m'entretenir avec vous à propos de cette prestigieuse vie avec Freddie Mercury après la pause .

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Question: Bienvenue, je suis avec Jim Hutton ou plutôt Sheamus Hutton tel qu'on l'appelle, originaire d'Irlande, il vient juste de publier un livre intitulé Mercury and Me, sa vie avec son célèbre amant Freddie Mercury de Queen. Les moments forts de cette vie, Jim, vous étiez sans cesse entre Londres et Genève et …

Jim: Oh oui, je me rappelle toujours la toute première fois que Freddie a voulu m'amener en Allemagne, j'étais très ennuyé à cause de lui car comme je vous l'ai dit cette question d'indépendance est très importante pour moi, lorsqu'il m'avait envoyé son chauffeur me prendre à Londres-Ouest et ensuite me conduire à l'aéroport d'Heathrow mais aussi m'acheter des billets en première classe pour l'Allemagne, je crois que j'étais assez bluffé mais tout autant contrarié.

Question: Pourquoi?

Jim: J'aurais préféré payer moi-même.

Question: Aviez-vous les moyens de vous payer cela?

Jim: Je me serais certainement rendu au guichet pour acheter des billets moins chers.

Question: Dans cette vie très glamour avez-vous rencontré toutes ces stars, les Jaggers, les Elton Johns, et tant d'autres, les avez-vous rencontré ?

Jim: Non…

Question: Freddie gardait tout çà pour lui vraiment?

Jim: Freddie à l'occasion en invitait quelques-uns, Elton est venu chez lui quelques fois, Divine était l'un de ceux qui sont venus une ou deux fois, il y en avait quelques-uns. Mais quand je vous dit vie privée c'est vie privée, c'est comme çà, oubliez le côté musical.

Question: Et à quoi ressemblait votre relation, Freddie avait la réputation d'aimer la promiscuité, ce n'est pas un mot très gentil, probablement qu'il n'est pas aimable de le dire?

Jim: Je ne sais pas, je vais être très honnête. La manière dont je vois tout çà, notre relation a commencé lorsque Freddie et moi nous sommes rencontrés, et c'est à ce moment-là qu'elle a commencé et pas avant, j'ai sûrement entendu parler de ce qu'il s'est passé avant, oui, mais nous n'en avons jamais parlé. Et je pense que la même chose s'applique à n'importe quelle autre relation amoureuse, vous n'essayez pas de comparer avec ceux qui ont partagé la vie de votre aimé avant vous.

Question: Mais il y a une ou deux occasions que vous relevez dans votre livre;

Jim: Oui, c'est juste, quelques fois où il avait l'habitude de sortir et de venir m'embêter un peu. J'avais vraiment compris son jeu, mais ce sont principalement mes amis qui m'ont dit qu'il me cherchait en discutant avec les gens autour. Mais je ne sais pas s'il se sentait en insécurité ou le fait que je ne me montrais pas possessif ou jaloux, çà c'est une des choses que je ne lui ai jamais montré ou laissé entendre, il n'a jamais su si j'étais jaloux, et çà c'était ce qu'il aurait voulu voir. Il aurait voulu me voir perdre patience. Je l'ai fait une fois, même quelquefois.

Question: Et que lui avez-vous dit ?

Jim: Je lui ai donné un ultimatum, vous voyez, j'ai pensé à ce que je voulais et je lui ai dit : 'c'est moi que tu veux ou tu veux autre chose', je présume que c'est exactement ce qu'il voulait voir. Je lui ai dit une fois :'ne me fais pas çà, ne bousilles pas ma vie', et c'était çà, je pense qu'il voulait se sentir désiré, sérieusement, et non pas seulement pour le simple fait d'être Freddie Mercury, c'était de l'insécurité je crois.

Question: Et vous êtes resté avec lui, même faible et amaigri?

Jim: Oui

Question: Quand avez-vous su qu'il avait le Sida?

Jim: C'était en 1987.

Question: Comment avez-vous découvert çà?

Jim: C'était aux alentours de Pâques, En fait à cette époque j'étais en Irlande, c'était juste avant ou après Pâques. Ce n'était certainement pas le jour de Pâques car j'ai passé Pâques à la maison d'ailleurs et que j'ai crapahuté 4 miles en ville pour me rendre au téléphone le plus proche pour l'appeler, 4 miles !!

Question: Quatre miles?

Jim: Oui, çà c'est l'Irlande en 1987, j'espère que Irish Telecom est à l'écoute.

Question: Alors vous parcouriez quatre miles?

Jim: Je me suis rendu en ville pour lui téléphoner, et il a commencé par pleurnicher tout d'abord parce qu'il n'avait pas eu de mes nouvelles depuis une semaine, je lui ai expliqué le temps qu'il fallait pour faire 8 miles, 4 pour aller et 4 pour rentrer, juste pour un foutu coup de téléphone. Il n'avait pas réalisé çà et il m'a dit :'Oh et quand reviens-tu à la maison ?' et je lui ai répondu 'Demain', il me dit :'oh c'est bien, car j'ai quelque chose de très important à te dire', il ne semblait pas dépressif au téléphone ou quoi que ce soit d'autre, et je lui ai dit :'est-ce que tu peux me le dire maintenant ?' il m'a dit 'Non, je ne peux pas te dire çà au téléphone.' Ce qui signifiait que je devrais attendre demain pour savoir de quoi il s'agissait, je suis rentré à la maison, et après un petit câlin, et une petite conversation, il m'a lancé la bombe, littéralement.

Question: Et que vous a-t-il dit, vous a-t-il dit toute la vérité?

Jim: Toute la vérité! La totale, d'un seul coup. C'était fait.

Question: Je suis soufflé.

Jim: Oui, j'ai dit dans le livre que c'était un gars honnête et droit, et il l'était, il était honnête avec moi, il était honnête avec lui-même, ce qui est encore plus important.

Question: A quoi avez-vous pensé lorsque vous avez entendu çà?

Jim: Je suppose comme tout le monde, vous vous dites automatiquement ' Oh Mon Dieu! Je ne crois pas çà, nous devons obtenir un deuxième avis', je crois que c'est la réaction de tout un chacun face à la maladie, cela m'est venu immédiatement à l'esprit et je lui ai dit :'Ne sois pas ridicule, nous allons demander un autre avis.' Alors Freddie m'a répondu :' Ceux-ci sont les meilleurs qu'il existe. Vous voyez.

Question: Il parlait de ses médecins?

Jim: Des médecins qu'il consultait. C'étaient les meilleurs spécialistes du SIDA.

Question: Parce qu'il en avait les moyens?

Jim: Bien sûr, c'est ce que j'allais vous dire, vous oubliez qu'il avait les moyens de les avoir avec lui, et c'est vraiment la dernière fois qu'on en a parlé, que c'était mentionné, je veux dire dans une conversation sérieuse.

Question: Avez-vous pleuré ou étiez-vous en colère?

Jim: Oh j'étais livide, j'étais dans l'incrédulité la plus totale. Cela m'a pris longtemps pour accepter ce fait.

Question: Et quel impact cela a-t-il eu sur vous physiquement, car vous avez dormi avec lui ?

Jim: Il m'a dit… suite à cette conversation, il m'a simplement dit: 'si tu veux me quitter, je comprendrais, je ne t'en voudrais pas, je ne ferais rien contre toi'. Et mes sentiments pour Freddie étaient très forts, nous vivions ensemble depuis un bon moment maintenant et nous étions de plus en plus unis, je lui simplement répondu :'non, je ne te quitterai pas, pourquoi le ferais-je ? C'est tout d'abord mon amour pour lui qui a répondu 'non ne fais pas çà'.

Question: Et alors, quand avez-vous découvert que vous étiez séropositif?

Jim: Je l'ai découvert en 1990. J'avais décidé de subir un test sans le dire à personne.

Question: Est-ce que Freddie vous a encouragé à passer un test?

Jim: Oh Freddie m'a dit bien des fois d'y aller et de subir le test, mais, je disais toujours non, non, je vais bien, bien souvent.

Question: du genre " même si je l'ai, je ne veux pas le savoir".

Jim: Bien, je pense que c'est çà, voyez-vous… il m'a dit de le faire, ensuite c'était à moi de prendre sur moi et de me rendre faire un test. Ce que j'ai fait très très tranquillement. Je n'en ai parlé à personne.

Question: Si je me souviens bien, vous étiez…, où étiez-vous lorsque vous avez reçu les nouvelles de…

Jim: Lorsque j'ai reçu les résultats du second test. Freddie, moi et Joe étions en Suisse. Notre dernier voyage en Suisse avant le décès de Freddie. Donc, c'était trois, peut-être quatre semaines avant la mort de Freddie que les résultats de mon second test sont arrivés en Suisse.

Question: Vous rappelez-vous cet appel téléphonique?

Jim: Je m'en souviens très bien. Mais, de toutes façons je le savais d'avance. C'était déjà un fait pour moi. Je l'avais appris en 1990.

Question: Mais ceci en était la confirmation?

Jim: C'était la confirmation. Vous savez, Freddie me poussa à téléphoner à mon médecin alors je l'ai fait et il m'a dit :'Je suis désolé, vous êtes séropositif' et je lui ai répondu :'vous en êtes sûr ?', il m'a dit :'Oui', et je crois que vous pigez tout de suite, les gens réagissent totalement différemment. Tout d'abord, je me suis décidé à vivre, je ne me suis pas assis et je n'ai pas commencé à gémir, et à penser à çà, je n'ai pas le temps pour çà.

Question: Et comment allez-vous maintenant?

Jim: Bien, j'ai eu le temps de me poser et de penser, oh et à force, j'ai bien eu la migraine, mais je suis en accord avec la vie.

Question: Etiez-vous aux côtés de Freddie lorsqu'il s'est éteint?

Jim: Bien sûr, je suis bien certain que la plupart des gens assistent leurs proches lorsqu'ils s'éteignent, il n'y a pas de différence entre perdre un proche ou quelqu'un qu'on aime.

Question: J'aimerais parler avec vous du moment où vous étiez aux côtés de Freddie lorsqu'il s'est éteint avec tellement de grande dignité, mais nous le ferons après la pause.

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Question: Nous revoilà! Je suis avec Jim Hutton ou plutôt Sheamus Hutton comme il aime qu'on l'appelle, né en Irlande mais qui est venu vivre à Londres lorsqu'il était âgé de 17ans et vient de publier un livre intitulé Mercury and Me, je pourrais tout aussi bien vous en donner les détails dès maintenant, son prix est de £14,99 et il est édité par Bloomsbury et c'est l'histoire de la vie de Jim avec Freddie Mercury en tant que mari et femme, comme amants pendant sept ans. Combien de temps avant de mourir Freddie est-il tombé sévèrement malade, car il semblait être en pleine forme pratiquement jusqu'à la fin.

Jim: Je pense que çà m'a vraiment marqué, le fait qu'il soit tombé gravement malade, aux alentours de son dernier anniversaire qui était le 5 septembre, lorsqu'il est descendu prendre sa tasse de thé matinale, mais ensuite nous sommes partis à nouveau en Suisse pour dix-quinze jours de pause, oui à peu près un mois.

Question: Mais, il perdait du poids.

Jim: Oui, il perdait du poids, mais il prenait toujours l'avion pour se rendre en Suisse, sans parler de se rendre partout en voiture, de sortir de la voiture et de partir faire de longues randonnées à pied .

Question: Et prenait-il tous les divers traitements, prenait-il de l'AZT à un moment donné ?

Jim: Il prenait de l'AZT pendant une période mais, je crois qu'il s'est senti devenir un peu un cobaye en ce qui concerne certains remèdes, mais quels étaient-ils, je ne le sais pas, comme malheureusement je ne m'occupais pas de donner les remèdes à Freddie, c'était le rôle de Peter et Joe, ce sont eux qui se sont vraiment occupé de lui.

Question: Des membres du personnel de la maison?

Jim: Oui, et je crois qu'ils ont essayé des remèdes expérimentaux sur lui.

Question: Ces quelques dernières semaines, lorsque Freddie était allongé dans son lit, semblent avoir été très traumatisantes, dans le sens qu'il nécessitait tellement de soins.

Jim: Bien, pas au point que la presse l'a relaté, ce que je veux dire c'est que le plus gros de ce que la presse colportait était tout simplement du matraquage publicitaire, ils ne se sont jamais donné la peine de venir demander ce qui se passait ou quoi que ce soit d'autre, dans ce genre de situation vous êtes acculés au mur. Mais, à nouveau, non, une des choses que Freddie avait dit à ses médecins dès le début du diagnostic c'était 'surveillez bien, lorsque le moment sera venu pour moi de partir avec dignité, je ne veux pas que vous me plantiez des aiguilles un peu partout pour me prolonger dans une vie végétative malgré tout', et c'est ce qu'il fit. Je crois qu'à la fin Freddie avait pris sa décision lorsque nous étions en Suisse, je dis avec certitude que c'est pour cela que nous désirions partir en Suisse, pour prendre une décision, 'est-ce que je dois continuer à prendre ces remèdes ou pas?' Et je crois fermement qu'en Suisse il a décidé : 'Non, c'est fini'. Car, lorsqu'il est revenu de Suisse trois semaines après, il s'est détérioré très rapidement, j'ai découvert, grâce aux confidences de Joe, qu'il avait arrêté tous les traitements sauf les remèdes contre la douleur. Et sa décision avait dû lui demander énormément de courage.

Question: Et il s'est éteint en novembre ce mois-là, c'était le 24 novembre 1991, il y a quatre ans? Vous souvenez-vous du moment où il a rendu son dernier souffle ?

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Jim: Le moment précis, je ne saurais jamais dire, je ne pense pas qu'on puisse le dire d'ailleurs, mais, peut-être les secondes juste avant.

Question: Et était-il conscient ou...

Jim: Le jour avant, c'était un dimanche, il était dans ce qu'ils appelaient un coma conscient.

Question: Un peu là et un peu parti et…

Jim: Eh bien, non, c'était un de ces états où vous êtes conscient, il était au courant de tout ce qui se passait tout autour de lui dans la pièce mais il ne pouvait communiquer avec personne, il était en éveil. Et ce soir-là, nous sommes allés changer ses draps, etc, et c'était sept heures moins douze au moment où nous le changions, j'ai changé son sous-vêtement, etc, j'ai baissé les yeux et j'ai dit à Peter 'il est parti', il venait juste (il claque des doigts).

Question: Il s'est éteint doucement.

Jim: Je pense qu'il est parti de la manière qu'il le désirait. Avec également son chat préféré sur le lit.

Question: Et cette photo dans le livre, vous y avez mis la dernière photo où Freddie avait posé pour vous.

Jim: Oui, c'était avant qu'ils ne tournent la vidéo These Are The Days Of Our Lives.

Question: Il y apparaît très amaigri.

Jim: Il avait rasé sa barbe, entièrement pour Days of Our Lives.

Question: Et alors bien sûr une fois que Freddie est parti les journaux se sont déchaînés.

Jim: Eh bien, alors, voyez-vous, ils s'étaient déchaînés pendant trois semaines avant sa mort. Ce que je veux dire, c'est que vous ne pouviez même plus vous approcher de Garden Lodge sans vous heurter à un barrage de presse. Sérieusement, c'était horrible. Et avec ce barrage de presse, ils bloquaient entièrement la rue, tout.

Question: Parce que Freddie avait été vécu tout à fait publiquement son SIDA.

Jim: Eh bien...

Question: Dans le sens qu'il n'a jamais caché le fait.

Jim: Il n'a jamais caché qu'il avait le SIDA, mais encore il n'a jamais admis ouvertement en être atteint, non, pas jusqu'à 24heures avant sa mort. Mais là ce fut une annonce vite faite dont je dis dans mon livre qu'il avait été contraint à faire.

Question: Ah oui?

Jim: Oui, j'ai mes raisons pour dire çà, mais je ne dirais pas quoi mais beaucoup de choses se passaient dans le monde entier.

Question: Car la mort de Freddie fut une nouvelle internationale.

Jim: Il y avait la révélation de l'affaire Magic Johnson, à peu près à la même époque. Mais il y a d'autres raisons pour lesquelles je crois, mes raisons pour penser que si Freddie avait voulu faire cette annonce il l'aurait faite bien longtemps avant et n'aurait pas attendu la dernière minute.

Question: Et qu'est-ce que cela représentait pour vous? Vous perdiez un mari, un amant?

Jim: J'ai tout perdu, littéralement tout. Et j'allais l'apprendre quelques semaines plus tard, même notre maison.

Question: Pourquoi?

Jim: Eh bien les exécuteurs testamentaires de Freddie nous ont demandé poliment de partir.

Question: le testament, Freddie a légué la plus grande partie de sa fortune à Mary Austin.

Jim: Il avait fait une promesse à Mary des années auparavant, et Freddie était une de ces personnes qui…

Question: Expliquez à nos auditeurs qui est Mary Austin parce que les gens ….

Jim: Mary est… elle a eu une relation, elle a eu une aventure avec Freddie, oh dans les années soixante dix, qui a duré je ne sais pas combien de temps, je ne sais pas grand-chose à ce propos, seulement ce que j'ai lu dans les journaux. Elle a travaillé comme secrétaire particulière pour lui jusqu'à sa mort. Elle, les gens demandent souvent pourquoi, Freddie avait totalement confiance en Mary. Je pense qu'elle était la seule personne en qui il avait vraiment et totalement confiance. Et il lui avait fait une promesse des années auparavant, bien avant que j'apparaisse dans sa vie, qu'elle hériterait de la plus grande partie de sa fortune. Et ce que j'essaye de dire c'est que si Freddie était ce genre de personnes qui, lorsqu'elles ont fait une promesse, font tout pour que la promesse soit tenue, il allait tenir sa promesse, ce qu'il avait dit n'avait pas besoin d'être écrit.

Question: Jim, vous êtes affligé, vous avez perdu quelqu'un que vous aimiez profondément et vice-versa, et maintenant vous devez quitter la maison où…

Jim: Tout, bon, ce n'est pas que moi seul, c'est aussi Joe et Peter.

Question: Et on vous a jetés dehors? Littéralement jetés à la rue?

Jim: Non, on nous a donné une date limite, je crois que j'ai été le dernier à quitter Garden Lodge.

Question: Et qu'est-ce que Freddie vous laissez dans son testament?

Jim: Dans son testament, Freddie me laissait de l'argent, il m'a laissé hors du besoin, c'est tout.

Question: Il vous a légué - combien dites-vous dans le livre?

Jim: Il m'a légué un demi million de livres sterling.

Question: Un demi million de livres sterling?

Jim: Mais Freddie d'après mes amis a laissé la même somme à Peter, Joe et moi-même de façon que l'on n'ai plus besoin de travailler. Tout d'abord, j'imagine que cela veut dire pas besoin d'acheter une maison non-plus. J'espérais que ses vœux seraient respectés, seraient exaucés. Ses dernières vœux étant verbaux.

Question: Qui étaient?

Jim: Qui étaient que moi-même, Joe et Peter pourraient demeurer à Garden Lodge aussi longtemps que l'on voudrait.

Question: Oh je vois ce que vous voulez dire, alors vous êtes persuadé que vous devriez tojours vivre là et …

Jim: Eh bien oui et non, je crois et je pense que par bien des côtés cela a été une bonne chose de quitter cette demeure, mais je pense que cela aurait pu être fait de façon plus courtoise, si l'on nous avait laissé tout notre temps pour partir par exemple. Au lieu de nous donner une date limite, voyez-vous. C'était bien, par bien des côtés, parce que cela nous a poussés à retrouver nos vies à nouveau, alors il y avait un aspect positif à cela, le côté négatif a été que l'on a été littéralement jetés de chez nous. Nous n'étions rien, qu'une tragédie par-dessus une autre. Au lieu de nous donner le temps de pleurer ce qui arrivait, retourner tout de suite à sa vie.

Question: Alors, pensez-vous souvent à la mort? Parce que vous êtes séropositif et tout ?

Jim: Je pense que tout le monde pense à la mort de temps à autres. Je pourrais aussi traverser la rue et me faire renverser par un bus.

Question: Mais je dis que vous savez que ce que vous dites est important, vraisemblablement, Freddie vous avez, vous et aussi d'autres personnes dans la maison, avez-vous quelqu'un pour vous héberger, je veux dire retournerez-vous en Irlande ?

Jim: Non, je ne crois pas, je pense que cela ne serait pas très bon pour ma famille de savoir que je développerai la maladie du Sida, cela ne serait pas très bien de savoir que ma famille devrait se débrouiller toute seule avec toute cette souffrance, aussi pourquoi mettre encore de la pression sur le fait que je sois là…, tout en sachant également que je ne sais pas quel est le niveau des établissements médicaux spécialisés en Irlande. Il y a un an encore…

Question: Ils sont aussi bons que partout ailleurs, de nos jours.

Jim: Ils le sont certainement, et même en certains cas, bien meilleurs. Mais, ici, j'ai également les médecins qui me suivent depuis des années ils prennent soin de moi.

Question: A vous entendre parler on dirait que vous avez été escroqué…

Jim: Privé de vie

Question: Non, pas privé de vie nécessairement, mais exclu de la maison de Freddie après..

Jim: Non, nous n'avons pas été escroqués, nous ne nous sentons pas trompés de cette manière, en ce qui concerne le sentiment d'être dupé, je pense que nous l'avons ressenti tout d'abord, par le fait que nous avions le sentiment d'être congédiés, nous n'existions plus, vous voyez, une fois que cet acte avait été exécuté, les trois personnes qui vivaient là n'existaient plus et c'était même comme si elles n'y avaient jamais vécu.

Question: Et ceci est l'une des raisons pour laquelle vous avez écrit ce livre?

Jim: Non, j'ai écrit ce livre comme une manière de soulager ma peine. Cela m'a pris du temps d'écrire ce livre, et je pense que de bien des façons, la seule chose à laquelle je pensais à ce sujet, c'est que je n'aurais pas pu écrire ce livre plus rapidement, il n'a pas été écrit dans l'urgence. Oui, parce que depuis que le livre est édité, beaucoup d'autres choses me sont revenues à l'esprit.

Question: C'est certain, vous parlez bien davantage maintenant!

Jim: Vous voyez, c'est en çà que ce livre m'a aidé, ceci en est la raison, l'occasion de dire, eh bien voyez, ceci est arrivé et ceci ne s'est jamais passé.

Question: l'occasion de mettre les pendules à l'heure?

Jim: de mettre les pendules à l'heure.

Question: Mais aussi, en parlant de vous étant ouvertement remercié comme personnel de Freddie, ceci est la vie telle qu'il l'avait choisie.

Jim: Ce n'était pas le but d'écrire ce livre, mes amis dans le monde gay savent qui je suis, d'ailleurs.

Question: Vous dites, par la même occasion, je ne sais pas où cela se situe, vous avez parlé une fois de votre ronflement, et Freddie vous avait même jeté parce que vous ronfliez.

Jim: Oh oui,une fois il m'a jeté du lit parce que je ronflais

Question: parce que vous ronfliez?

Jim: Oui

Question: Et était-ce des années heureuses?

Jim: Elles l'étaient oui, elles l'étaient, oui.

Question: Vous êtes-vous rendu au concert-hommage à Freddie par la suite?

Jim : The Freddie Mercury Memorial Concert, oh oui, j'y étais…

Question: Et qu'avez-vous pensé de tout çà?

Jim: J'étais parmi la foule, et je pense qu'à ce moment-là j'étais sans cesse en train de demander 'Où est Freddie?'. Je crois que bien des gens ont fait çà ce jour-là .

Question: Vous souvenez-vous de David Bowie s'agenouillant?

Jim: Je me souviens que David Bowie s'est agenouillé et a dit le Notre Père, oh oui.

Question: C'était très fort

Jim: C'était très puissant, très fort, mais là encore, je sais que bien des journalistes étaient présents et disaient :'comment ose-t-il ? comment ose-t-il s'agenouiller ?'. Freddie priait le soir avant de se mettre au lit, avant de s'endormir. Oh oui.

Question: Et que disait-il?

Jim: Je ne sais pas, il murmurait, j'allais me coucher le soir et j'entendais ces murmures. Et je lui disais 'qu'est-ce que tu fais ?'

Question: Les gens ne l'auraient jamais imaginé

Jim: Eh bien, pourquoi pas, allons.

Question: Est-ce que vous l'aidiez à écrire ses chansons ? Je sais qu'il en écrite une dans son bain et il a également écrit des chansons pour son chat, 'Crazy Little Thing Called Love' a été écrite dans son bain ?

Jim: C'était avant que je n'apparaisse dans sa vie. Non, Delilah n'a pas été écrite dans son bain, çà s'est passé en Suisse, mais en ce qui concerne une aide quelconque pour écrire ses chansons, non rien de pareil à s'asseoir ensemble et écrire, il venait plutôt nous chercher dans la maison, et il nous disait, allez venez je vais écrire une chanson, il nous balançait une phrase et si elle ne nous semblait pas sonner très bien, alors il disait, proposez-moi des mots.

Question: du style : souflez-moi !

Jim: Oui, du genre: soufflez-moi et d'autres choses dans le genre. C'était tout en ce qui concerne notre aide pour écrire ses chansons.

Question: Alors, avez-vous jamais imaginé cela lorsque vous aviez 12 ou 13 ans et que vous vous promeniez dans cette petite ville irlandaise , qu'un jour vous seriez l'amant de l'un des hommes les plus célèbres au monde ?

Jim: Mon Dieu non, Président d'Irlande oui. (rires)

Question: D'une façon plus réaliste, êtes-vous en bonne santé à ce jour?

Jim: A ce jour, çà va.

Question: Continuez à vous maintenir en bonne santé, nous allons passer la voix de Freddie à nouveau, 'Those Were the days of our lives', l'étaient-elles ?

Jim: Bien sûr qu'elles l'étaient.

Question: Comment analysez vous ce qui s'est passé avec le temps?

Jim: Que je ne revivrai jamais çà, c'est comme çà que je pense à tout ce qui s'est passé.

Question: Sheamus Hutton, merci pour vous être joint à nous et bonne chance avec votre livre!

Jim : Merci.
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